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Date de création : 19.03.2018
Dernière mise à jour :
05.12.2024
63 articles
Lancé en 2002 pour la conception et en 2005 pour la construction, le programme FREMM porte sur le développement et la production, en coopération avec l’Italie, de frégates initialement destinées à remplacer, pour la France, les frégates anti-sous-marines (FASM), qui comptent parmi les frégates de premier rang, et les avisos, dans une version moins armée. L’OCCAR gère la partie contractuelle du programme, dont le principal marché de réalisation a été attribué au groupement formé par Armaris (absorbé ensuite par Naval Group) et l’italien Orizzonte. Les développements communs et le partage des frais fixes correspondants ne portent que sur une partie des équipements des navires, qui présentent des caractéristiques très différentes d’une nation à l’autre ; ils sont construits dans leur pays d’appartenance. En développant les caractéristiques multi-missions des navires, le programme FREMM cherchait à maximiser l’effet de série des 27 bâtiments initialement prévus. La France a réduit sa participation affichée initialement à 17 exemplaires. Une première fois, le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 et la loi de programmation militaire 2009-2014 ont limité les ambitions à 11 frégates, dont en outre la livraison a été étalée dans le temps ; la LPM a aussi entériné la décision de développer deux frégates sur les onze avec une capacité de défense aérienne (FREDA). La LPM 2014-2019 puis son actualisation en 2015 ont réduit à nouveau le format de la flotte. À la faveur de la vente d’un exemplaire à l’Égypte en 2015, et tirant avantage d’une vente antérieure au Maroc en 2009, la France a annulé ses trois derniers exemplaires pour ne conserver que huit bâtiments pour la marine nationale, six au format FASM, et deux à développer au nouveau format FREDA. La partie italienne a, quant à elle, affermi progressivement la commande des dix exemplaires prévus. Pour l’Italie, au contraire de la France, la participation à un programme en coopération est une motivation pour ne pas réduire sa commande. En amont du programme, les négociations entre les deux pays pour faire converger leurs besoins opérationnels avaient induit un décalage d’environ trois ans sur la notification de la commande des frégates et sur les dates de livraison contractuelles par rapport à ce qu’escomptait le ministère des armées. Outre le partage des coûts de développement, la coopération a permis la revente d’équipements déjà achetés par la France pour ses propres frégates, mais rendus inutiles avec l’annulation de la commande des deux dernières. Ainsi, lorsque l’Italie a confirmé la commande de deux frégates en 2013, une partie des équipements français surnuméraires lui a été revendue (moteurs électriques de la propulsion, turbine à gaz, système de stabilisation, sonar de coque, système de guerre électronique, lanceurs verticaux, canon de 76 mm). L’activité opérationnelle des frégates déjà réceptionnées par la France montre de bonnes performances, malgré des aptitudes encore incomplètes. En outre, le choix initial de réduire fortement l’équipage pour réaliser des économies sur le coût d’exploitation a montré ses limites, en partie corrigées depuis ; ce choix ne relevait pas des impératifs de la coopération, au contraire puisque l’exemple du partenaire italien aux équipages plus nombreux pouvait questionner l’option française.